La planification nécessite une forte capacité d'abstraction et un sens de la logique a toute épreuve. Pour faire simple, il faut s'efforcer de penser à tout. Anticiper la moindre action à réaliser, comment les acteurs vont se comporter, que faire si ce que j'ai prévu n'arrive pas... tout. Pour chaque action, réfléchir à qui doit la faire, où, quand, comment, avec quel outil/support, et avec quel contrôle.
Sachez une chose, selon les experts de la gestion du temps, chaque heure de planification fait gagner entre 2 et 4 heures de travail.

Le but est d'imaginer toutes les étapes et toutes les tâches du projet, en en oubliant le moins possible. Il s'agit de projeter l'idée du projet sur du réel. Ci-dessous une liste de petits outils pratiques qui vous permettront de prendre en compte toutes les dimensions d'un projet.

1. Recherche d'idées

Tout d'abord, il s'agit de se creuser la tête sur le thème du sujet, afin que des idées (mêmes les plus farfelues) viennent à l'esprit. Ensuite seulement vient une phase de nettoyage où l'on peut séparer le bon grain de l'ivraie. Pour cette phase de génération d'idées, deux outils :

2. Vérification des idées trouvées

Ensuite, pour vérifier que les actions que vous venez de trouver sont bien définies et que toutes les tâches ont un responsable et des ressources, vous pouvez contrôler les données de chacune des tâches en utilisant le QQOQCP. Vous pouvez également utiliser la matrice SWOT afin d'anticiper sur toutes les menaces risquant de faire échouer le projet :

3. Planification

Une fois que vous pensez avoir trouvé toutes les tâches que le projet nécessitera, vous pouvez passer à la création, la planification et l'ordonnancement des tâches du projet en lui-même, ce que l'on appelle communément le "management de projet" :

4. Anticipation du comportement des acteurs

  • Le tableau de stratégie des acteurs :

Cela consiste en le fait de lister tous les individus susceptibles d'avoir une influence dans le projet, et pour ceux risquant de représenter des obstacles, prévoir la riposte ou la manière de traiter avec eux.

  • La théorie des jeux :

Chapitre sur l'empathie, le fait de se mettre à la place de l'autre. S'il faut, on révise le plan et on rajoute des tâches.

5. Solutions alternatives, de secours et probabilités

Pour terminer, vous devez systématiquement imaginer d'autres modalités au cas où votre projet n'aboutirait pas.

  • Les scénarios alternatifs (ou plan B) : il est souvent rare que le projet soit linéaire. Il y aura en effet bien souvent de multiples possibilités quant au projet à mener pour atteindre un objectif. Par exemple, pour prendre un mini-projet : votre écran ne marche plus, et votre projet est d'en avoir un qui marche d'ici la fin de la semaine. Votre scénario A sera d'appeler votre collègue qui s'y connait en écran et qui est capable de les réparer. Votre plan B, au cas où cela échouerait, est d'aller en acheter un autre rapidement. Ca peut paraître évident pour une action comme celle-ci, mais ça l'est beaucoup moins à l'échelle d'un projet ! On appelle également cela les "solutions de secours ou de repli".
  • La pondération par les probabilités et par la gravité : enfin, il convient de ne pas donner la même importance à deux évènements constituant un risque. Il faut les hiérarchiser (échelle de 1 à 10 par exemple), en fonction de leur gravité et de leur probabilité d'apparition notamment. Ainsi, une peau de banane en haut d'un escalier conduisant très peu probablement (1) à une mort d'homme (10) sera aussi grave qu'un bout de bois qui bloque systématiquement (10) le passage mais dont le seul danger est de se tordre le doigt (1).

Voir à ce propos l'AMDEC

PS : je précise qu'on parle de projets de grande envergure, comme une évasion de prison par exemple... Ca ne vous servira pas forcément si vous devez sortir les poubelles...