Règle n°1 :Toute valeur abstraite doit être illustrée, pour être précis, par un ou des actes concrets.

Par exemple, on ne dira pas : il faut que, pendant les réunions, nous fassions preuve de respect les uns envers les autres.
Mais on dira : pendant les réunions, en signe de respect, on mettra son portable en silencieux, on arrivera à l'heure, on ne coupera pas la parole de celui qui parle, etc.

Ce point est fondamental, car souvent, on oublie que nos références ne sont pas les mêmes, et on s'adresse à la personne d'en face en utilisant nos propres références.



Règle n°2 (réciproque de la règle n°1) : Toute action concrète doit se comprendre en fonction de la valeur qu'elle représente pour celui qui la fait.

Par exemple, quelqu'un va commencer à arriver systématiquement en retard. Le cadre moyen dira "il ne sait pas gérer son temps", alors que le jeune cadre dynamique dira "il a peut-être un problème de motivation, ou il arrive peut-être en retard en signe de protestation par rapport au fait que nous allons délocaliser". Le JCD sait donc interpréter les actions en fonction de la valeur qu'elles représentent. Néanmoins, il fait attention à ne pas tomber dans l'interprétation tirée par les cheveux et la psychologie de bistrot !



Un schéma vaut mieux que 1000 mots :

Pouvoir changer de niveau logique (passer de la valeur ABSTRAITE à son équivalence CONCRETE et vice versa) satisfait deux fonctions :

  1. Vérifier l’équivalence entre deux cartes du monde. Lorsque deux personnes parlent de la même valeur abstraite, y attachent-elles les mêmes équivalences concrètes ? Lorsque deux personnes parlent de la même proposition concrète, y attachent-elles les mêmes critères ?
  2. Trouver des alternatives créatrices pour satisfaire les valeurs qu’un individu tente de manifester au travers d’un comportement ou d’une demande.